1q84-2  1q84-3

L'histoire:

Alors que la vérité se lève peu à peu sur le monde de 1Q84, Aomamé et Tengo se retrouvent impliqués dans un univers qu'ils ne soupçonnaient pas et dont ils ne peuvent apparemment plus sortir. Désormais, ils doivent comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui régit ce monde: les Little People, les Chrysalides de l'air, les deux lunes, ...

Mais si comprendre signifie aussi s'impliquer, alors chacun d'eux peut courir un grand danger face à des forces dont ils ne connaissent rien. Non seulement faudrait-il qu'ils s'en sortent, mais même si c'est le cas, pourront-ils le faire à deux?

 

Mes impressions de lecture:

J'ai déjà exprimé le plus grand bien sur le premier tome dans un article précédent (1Q84, Livre1: Avril-Juin). La suite, et fin, est du même acabi, aussi riche et brillante que le début.

L'auteur prend le temps de régler chaque élément de son histoire l'un après l'autre, n'hésitant pas à suspendre le temps, si tant est que la minute qui s'annonce est cruciale pour la suite des événements. Tout en déroulant de nouvelles péripéties, il donne plus de matière à l'univers qu'il a créé, en le personnifiant à travers le leader chef de la secte des Précurseurs.

La rencontre d'Aomamé et du leader est le point d'orgue de cette trilogie qui va faire basculer le dénouement de ce monde parallèle, mettant en danger la vie de Tengo et d'Aomamé. Ces deux âmes sont plus liées encore qu'elles ne le pensent. Les personnages secondaires qui les entourent, et la force menaçante des Little People, apparaissent finalement comme un prétexte qui va à la fois diviser et unifier ces protagonistes.

Le dernier opus fait entrer en scène un troisième narrateur, Ushikawa, qui incarne aussi bien la traque qui s'abat sur Aomamé, et le regard extérieur du lecteur qui ne cherche qu'à comprendre. Un nouveau venu fort approprié qui donne un souffle et un oeil nouveaux pour conclure les neuf mois qui composent l'histoire. Neuf mois, une gestation prenante et difficile, jusqu'à la délivrance finale, dans la douleur, d'une lumière nouvelle.

De la première à la dernière page, Murakami impose sa poésie avec aisance dans un monde confus qui comporte bien plus de questions que de réponse. Avis aux cartésiens: nulle explication logique ne viendra clarifier les nombreuses allégories mises en place par l'auteur. Un peu frustrant, certes, mais finalement cela ne s'avère pas utile pour apprécier ce excellent roman atypique.

 

Ma note:

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