grandesesperancesdujeunebedlam

L'histoire (Quatrième de couverture):

Ni ses origines obscures, ni son enfance passée dans les misérables faubourgs de Londres n'ont entamé l'optimisme de Tom Bedlam. À la mort de sa mère, un mystérieux bienfaiteur offre de payer ses études. Pour un gamin plus habitué à la débrouille et à l'usine, l'occasion est trop belle. Du lugubre pensionnat de Hammer Hall jusqu'aux confins de l'Empire britannique, Tom poursuit son apprentissage de la vie, mais n'en reste pas moins hanté par un passé morcelé. Orages, coups du sort, révélations, l'aventure familiale continue au fil d'existences ballottées par la marche irréversible du siècle…


Mes impressions de lecture:

Tom Bedlam aurait finalement pu être un enfant comme les autres, mais ce n’a pas été le cas. Mère bigote et polie à outrance, père comédien qui l’a abandonné, rien que sa naissance est déjà une particularité en soi. Rien d’étonnant donc que sa vie entière soit une épopée à elle toute seule.

A l’instar du grand Irving, Hagen nous livre le récit d’une vie hors du commun. Nous suivons Bedlam de son enfance à l’âge adulte, et même au-delà, sans aucun ennui ni linéarité. Partant de Londres, Tom va suivre son éduction en province anglaise pour finalement s’enfuir par amour en Afrique du Sud et y fonder sa famille. L’Afrique, déjà fortement présente dans "La famille Lament", est une fois de plus au centre du roman de Hagen.

La vie de Tom est rythmée par les choix radicaux qu’il décide de faire pour bouleverser sa vie, et se différencier le plus possible de son raté de père. Elevé dans le respect des autres, nous découvrons avec ses yeux la complexité du monde, la bassesse et la cruauté des hommes, la douleur des secrets.

Beaucoup d’images, de métaphores, de références littéraires, de clins d’œil tout au long du livre, en font un roman intelligent et cohérent. Pour ma part, j’ai sauté sans réfléchir dans les malles de Bedlam, et me suis laissé transporter entre les continents et les années. Un roman brillant qui me confirme que Georges Hagen suit avec brio les traces de mon auteur préféré.


Ma note:

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