wam

L'histoire (Quatrième de couverture):

Le miel n’est pas en banlieue. Il est au centre. Un soir, assommé d’ennui et ivre d’envies, Wam embarque pour une virée sur "Paname". Pas d’argent, pas de plan, mais un sens aigu de la vanne et du défi : il ne lui en faudra pas plus pour vivre, en quelques heures, ce que beaucoup n’ont pas vécu en une vie.

Sur le modèle d'After Hours, de Martin Scorsese – une nuit, une grande ville, une succession d’aventures -, ce roman enchaîne blagues et rebondissements à un rythme trépidant, et nous fait découvrir un Paris inédit : voici la Ville Lumière telle qu’elle brille dans les yeux d’un enfant des cités. Voici la rencontre de deux mondes. Si proches, et si éloignés.

Slimane Kader travaille, à la plonge, sur un bateau de croisière en mer des Caraïbes. Wam est son premier roman.

 

Mes impressions de lecture:

Wam est un livre court, rédigé à la première personne, dans lequel le personnage principal nous décrit "la night" qu'il passe, seul, dans la capitale. Issu de la banlieue - la Cité des Artistes - c'est séparé de sa bande de copains habituelle qu'il va vivre une nuit pleine de péripéties.

Ce roman de la rentrée littéraire (sorti le 18 août 2011) m'a plutôt convaincu dans le rôle que se donne l'auteur et au ton emprunté. Le narrateur, "Wam", utilise principalement le langage familier de banlieue, avec ses expressions particulières et son verlan, nécessitant bien sûr une certaine... disons... connaissance pour ne pas se laisser distancer. Mais le jeune Wam (comprendre ici "moi" en verlan), sait parfois être philosophe et poétique, empruntant par moments un style un peu plus ampoulé. Ce mélange des genres est à la fois très bien opéré, et en même temps enlève un peu de crédibilité au personnage.

C'est pourtant le style recherché, je pense. Le jeune Wam est attachant parce que certes, c'est un glandeur de première qui zone dans sa cité en jouant son rôle de jeune branleur, mais à la fois le lecteur découvre que derrière cette façade, il cherche la reconnaissance et ne se satisfait pas de son statut. Wam est quelqu'un de fondamentalement gentil, bien que maladroit et prisonnier de sa condition. Le message m'est clairement et joliment passé. Néanmoins, je n'ai pas réussi à transposer cette fiction à la réalité, l'ensemble me présentant la caricature d'un type de cité qui parle d'amour, d'amitié, et d'accomplissement de soi.

J'ai toutefois pris beaucoup de plaisir à suivre les péripéties du narrateur qui m'ont souvent fait sourire, en particulier lorsque celui-ci nous les décrit avec son innocence particulière. Il semble que tout ce qui peut arriver à une personne en une vie dans Paris lui arrive en une seule nuit. De rencontres en bévues, Wam nous emporte dans un tourbillon de personnages et de situations surréalistes qui nous font rappeler que tout est possible dans la Ville Lumière. Est-ce qu'on y croit? En partie. Mais finalement ce n'est plus la question, car on comprend bien au final que ce n'est pas tant ce qui arrive à Wam qui importe, mais comment il vit chaque événement, qui lui apporte une vision nouvelle des choses.

En conclusion, en mon humble opinion, Wam reste une fiction qu'il faut aborder comme telle, et non pas essayer de transposer l'histoire du jeune homme à une potentielle histoire vraie. Cela tournerait à une apologie dégoulinante. Ceci fait, j'ai passé un très bon moment à la lecture du roman, écrit dans un style léger et très drôle qui a réussi à m'emporter rapidement. Un coup d'essai réussi selon moi pour ce jeune auteur de 26 ans.

 

Je remercie vivement Livraddict et les éditions NiL/ Robert Laffont pour m'avoir fait découvrir ce roman dans le cadre d'un partenariat!

 

Ma note:

book_note_book_note_book_note_book_note_book_note