Vive-la-republique

 

L'histoire (Quatrième de couverture):

À 22 ans, Cécile va réaliser son rêve de petite fille : devenir maîtresse d'école ! La voilà donc qui affronte, le coeur tremblant, sa première rentrée des classes à l'école primaire Louis-Guilloux. Face à elle dix-huit CP : Baptiste jamais assis sur sa chaise, Audrey qui aime déjà sa maîtresse, Marianne l'endormie, Steven au QI «limite», Louis se zentil, Tom le querelleur, Robin le gros bébé, Toussaint et Démor Baoulé, fraîchement arrivés de Côte-d'Ivoire...Cécile doit tout simplement leur apprendre à lire. 
Mais ce n'est pas si simple que ça, quand votre directeur vous impressionne et que l'inspecteur vous terrorise, quand vos collègues vous snobent, quand vous n'avez aucune autorité sur les enfants, quand rôdent des gens inquiétants autour de l'école, et qu'en plus vous tombez amoureuse du serveur de Tchip Burger !


Mes impressions de lecture:

Marie-Aude Murail signe à nouveau un roman plein de bon sentiment, d’humour, de légèreté, illustrant une fois de plus une leçon de vie efficacement amenée.

Lorsque Cécile Barrois débute dans le métier d’institutrice en CP, c’est au sein de l’école Louis-Guilloux qui survit à la fermeture grâce à une seule famille : l’atypique famille Baoulé. Venus de Côte d’Ivoire pour fuir la guérilla qui a assassiné le patriarche, sans papier, les douze enfants Baoulé font grimper les effectifs et sauvent la fermeture massive de classes. Mais lorsque ceux-ci sont menacés d’expulsion, c’est l’avenir de l’école, et de son charismatique directeur, qui est menacé.

C’est donc sur cette réflexion sur l’immigration que l’auteur nous fait découvrir les questionnements d’une toute jeune institutrice face à des élèves tous plus attachants les uns que les autres.

Marie-Aude Murail illustre une fois de plus son talent de conteuse, créant des personnages fantasques et remplis d’humanité, dénonçant la sournoiserie et la manipulation. Ce roman en particulier permet, avec des mots simples, de susciter l’émoi et la réflexion sur la situation de ces familles montrées du doigt mais dont la bonté et l’intégrité feraient rougir certains « Français » dénués d’humilité.

Une nouvelle leçon de vie, un brin manichéenne, mais qui revêt une écriture adaptée pour les plus jeunes, afin de les initier aux problématiques de l’intégration des réfugiés, et l’implication des expulsions, avec toute la poésie qu’on connait de l’auteur.


Ma note:

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