jpod

L'histoire (Quatrième de couverture):

Prenez six programmateurs un tantinet autistes, dont Ethan Jarlewski. Enfermez-les dans jPod, un studio de jeux vidéo à Vancouver. Torturez-les à coups d'idées marketing absurdes, comme intégrer une tortue dans un jeu de skateboard. Ils se rebelleront, c'est sûr. Et si en plus la famille un brin timbrée d'Ethan s'en mêle, c'est la chance de se voir embarqué dans un rodéo cybernétique et déjanté où, l'essor de la Chine pourrait bien avoir à faire avec une histoire de karaoké.

 

Mes impressions de lecture:

Première rencontre avec Douglas Coupland, l'écrivain loufoque canadien un tantinet mégalo. La couverture de ce roman m'avait souvent fait de l'oeil aux éditions "Au Diable Vauvert", et j'ai finalement attendu sa sortie en poche chez "J'ai Lu" pour me le procurer.

Le synopsis du roman m'avait un peu fait penser à "Saga", de Tonino Benacquista: une bande de losers créatifs enfermés malgré eux dans un bureau pour créer un nouveau divertissement. J'avais adoré ce roman, je pensais retrouver cette ambiance. Mais finalement on ne suit pas tant la création du jeu vidéo et l'histoire à inventer pour celui-ci que les tribulations du héros, Ethan Jarlewski, et de sa famille. Le studio de jeu vidéo n'est qu'un prétexte pour faire rencontrer tout ce beau monde, et à la fois nous apporter un petit regard critique sur le monde de l'informatique et ses inventions marketing.

Les personnages se mêlent et s'entremêlent, chacun apportant son grain de folie, sa tare inavouable, sa mère lesbienne féministe, son père acteur-raté, son magouilleur chinois, ses clandestins, son auteur à succès... Le tout forme un joyeux bordel, sans autre intrigue que de voir évoluer Ethan, personnage paumé qui se morfond dans son statut de développeur informaticien célibataire.

Avec jPod, il ne faut pas avoir peur de tomber dans l'incongru, aussi bien dans le fond du livre (avec ses péripéties parfois à dormir debout), que dans sa forme (comme retrouver sur 22 pages les cent mille premières décimales du nombre Pi...). Pour ma part, j'adore cette absurdité dans le récit, qui me fait souvent éclater de rire, même si parfois j'ai trouvé l'exercice un peu trop poussé, parfois forcé, et donc pas toujours très drôle.

Mais dans l'ensemble, ça fonctionne. Coupland m'a interpellé et m'a donné enve de découvrir ses précédents romans. jPod est un tourbillon atypique qui fera passer un très bon moment aux lecteurs fanas d'absurde.

 

Ma note:

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