promise

L'histoire:

Que se passe-t-il quand la société décide de tout. Où est la place du libre arbitre dans un monde où chacun de vos actes est codifié et prévu à l’avance ? Cassia vit dans un avenir où la société dicte votre travail, qui aimer et même quand mourir. La véritable question est alors est de savoir si la société parvient aussi à dicter les sentiments ? Jusqu’à quel point peut-on manipuler les individus ?

 

Mes impressions de lecture:

Pour surfer sur la vague de la dystopie, j’ai donc attaqué le très plébiscité "Promise", de l’auteur américaine Ally Condie, premier volet d’une trilogie. A force de parcourir ce type de roman, on s’imprègne très vite de l’univers dans lequel les héros évoluent. Nous sommes dans un futur plus ou moins proche (l’histoire ne le dit pas), où la Société a pris le contrôle du fonctionnement du monde. Un monde aseptisé, où chaque habitant se plie de bon gré à des règles strictes de vie. Tout est surveillé et piloté : le "Couplage", l’alimentation, les déchets, l’ "Affectation", …

Sans grande surprise, nous suivons une jeune fille qui va devoir faire face à des choix cruciaux, qui vont remettre en question le bien fondé de cette "Société". Car la docilité face à l’autoritarisme ne fait pas le poids contre les actes dictés par le cœur. Avec les yeux de la jeune Cassia, nous découvrons peu à peu ce que représentent vraiment les "Officiels", leurs manipulations, leurs desseins.

Je suis tenté de dire que j’ai été plutôt déçu de cette lecture, et pourtant je l’ai dévorée du début à la fin, avec juste ce qu’il faut de reviens-y pour vouloir connaitre la suite. L’univers de « Promise » n’est en effet pas des plus originaux. On comprend rapidement son fonctionnement, où l’être humain n’est plus qu’un vulgaire pion, à qui on laisse juste ce qu’il faut de liberté pour ne pas qu’il se rebelle. Mais le mystère réside sur l’avant, ce qui a mené à cette nouvelle autorité, mais également sur ce qu’il se passe au-delà, car toutes les provinces ne sont apparemment pas régies de la même manière.

Par conséquent, on reste curieux, on a l’impression qu’il nous reste en permanence quelque chose à apprendre. Alors on reste, pour savoir. Et comme Condie possède un sacré talent pour enchainer les événements, le temps passe rapidement. On ne s’ennuie pas. Et on se prend à incarner l’héroïne dans sa lutte contre le dictat. J’ai par ailleurs apprécié la discrétion de cette rébellion, qui se dessine en secret, en douceur, sans coup d’éclat. En tout cas pour ce premier tome.

En conclusion, une lecture très agréable, bien que manquant un brin d’originalité pour emporter tous les suffrages. Je garderai toutefois un œil sur la sortie du deuxième tome, prévu pour 2012.

 

Ma note:

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