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L'histoire (Quatrième de couverture):

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

 

Mes impressions de lecture:

 

Avec ce roman, j’ai décidé d’aller à contre-courant de mes lectures habituelles, puisque je me suis plongé pour la première fois dans l’univers bit-lit tant plébiscité de nos jours par les jeunes (et moins jeunes) lecteurs. Évidemment, les puristes du genre récriront haut et fort que non, ce roman n’est pas de la bit-lit à proprement parler, non monsieur. On serait dans une sous-branche hybride entre fantastique, bit-lit, Jane Austen et reportage animalier. Mais vu que je n’y connais pas grand-chose, et qu’il s’agit de loups garous et de vampires, je considère que je peux me permettre ce petit raccourci.

 

Nous disions donc, je souhaitais découvrir cet univers, et je remercie Heclea qui m’a gentiment prêté ce livre. On y découvre une jeune femme de classe bourgeoise du XIXème siècle, Alexia Tarabotti, qui se trouve être l’antithèse des créatures surnaturelles, ce qui fait d’elle une ‘paranaturelle’. Pourquoi ? Parce qu’elle est née sans âme, par opposition aux autres créatures qui, à l’inverse, en ont plusieurs. A ceci près que cela lui permet d’annuler leurs pouvoirs rien qu’en les touchant, être sans âme ne semble pas la déranger outre mesure. Tant mieux pour elle dirons-nous.

 

Bien que n’y connaissant rien (il est bon de le rappeler), j’ai trouvé cette approche assez originale, plutôt bien trouvée. Ceci s’entoure bien sûr d’une intrigue rythmée par les caractéristiques rares de notre héroïne, intrigue également originale et bien ficelée, puisque c’est un véritable complot qui se cache derrière une agression en apparence sans gravité. L’auteur mène cette enquête avec une plume fluide, punchy, très accessible. 

 

Voilà pour les points positifs. Malheureusement, je dois admettre que dans l’ensemble, je n’ai pas vraiment été emballé par cette lecture. Pour commencer, j’ai eu beaucoup de mal à appréhender cette héroïne à part, sans m’y attacher. Je l’ai trouvée très suffisante, loin d’être aussi détachée qu’elle souhaite le paraître, ce qui m’a plutôt agacé. Et puis j’ai trouvé que ses motivations pour avancer dans l’enquête n’étaient pas claires du tout. Elle devient ‘l’agitateur’ de l’histoire, mais les origines de cette situation ne m’ont pas sauté aux yeux.

 

L’humour qui parsème le roman, notamment de par le second degré et le détachement d’Alexia, ne m’ont pas convaincu non plus. Je n’ai pas souri, je n’ai pas été surpris. J’ai bien vu où l’auteur voulait m’emmener, mais je ne l’ai juste pas suivie. Délibérément me direz-vous ? Peut-être, difficile à dire. Je pense pourtant m’être mis en condition pour l’appréhender.

 

Une dernière remarque, et pas des moindres, est la relation plus qu’omniprésente d’Alexia avec Lord Maccon (loup-garou de son état). Entre minauderies et ‘scènes d’amour’, cette histoire prend le pas sur l’intrigue, et au final m’a essoufflé aux moments où je m’impliquais dans l’intrigue. Sans compter que ces différentes séquences n’ont apporté aucun intérêt au déroulement de l’histoire, si ce n’est balancer quelques doses de passion et d’amour sensuel à la face du lecteur qui s’attend à une sombre enquête vampiresque. Ce sont surtout ces passages qui m’ont rappelé que je sortais de mes sentiers battus à mes risques et périls.

 

En conclusion, un potentiel certain pour cette Mademoiselle Tarabotti, aux dons inattendus dans un univers original et trouble. Malheureusement le genre ‘bit-lit’ (en tout cas ici) s’égare sur des digressions amoureuses qui ont essoufflé ma lecture déjà pénible par moments. Cependant, je noterai que l’intrigue est très bien trouvée, entraînante, puisque les dernières pages d’action m’ont convaincu à ne pas garder qu’une note négative de cette lecture.

 

 

 

Ma note:

 

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