BFG

L'histoire (Quatrième de couverture - VF): 

Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle aperçoit de la fenêtre de l'orphelinat une silhouette immense vêtue d'une longue cape et munie d'une curieuse trompette. Une main énorme s'approche et saisit la petite fille terrifiée pour l'emmener au pays des géants. Mais heureusement, Sophie est tombée entre les mains d'un géant peu ordinaire : le Bon Gros Géant, qui se nourrit de légumes et souffle des rêves dans les chambres des enfants... Avec la jeune Sophie, devenez l'ami du géant au grand cœur et apprenez son langage pour le moins loufoque !

 

Mes impressions de lecture:

Les romans pour enfants de Roald Dahl ne se présentent plus. Classiques anglais de notre jeunesse, chacune de ses œuvres est une merveille d'imagination et de magie qui se dévore comme la plus subtile des friandises.

Le Bon Gros Géant (BGG, ou BFG - Big Friendly Giant en VO) n'échappe pas à la règle et se classe parmi les incontournables de l'auteur, au même titre que Matilda, Charlie et la chocolaterie, ou encore Sacrées Sorcières. Cette histoire nous plonge dans le monde inconnu des affreux géants, hauts de quinze à vingt mètres, qui s'immiscent la nuit dans nos pays pour dévorer les êtres humains ("human beans"). En marge de ce groupe de mangeurs d'hommes vit le BGG, plus petit que les autres, mais surtout bien plus gentil. Celui-ci erre également dans nos rues la nuit, mais pour insuffler aux enfants des rêves, qu'il capture dans la nature comme s'il s'agissait de papillons. C'est lors d'une de ces sorties qu'il est aperçu par la jeune Sophie, orpheline, qu'il décide de ramener avec lui, ne pouvant laisser ainsi un témoin de l'existence des géants.

Cette rencontre nous est décrite par Roald Dahl avec beaucoup de tendresse, d'humanité, mais aussi d'humour. Sophie et le BGG échangent sur leur vision du Bien et du Mal, et les spécificités de leurs mondes respectifs. L'auteur offre alors aux jeunes lecteurs des réflexions simples et intéressantes, mais aussi avec beaucoup de divertissement. En particulier, le langage du BGG, assez approximatif et rempli de néologismes, prête à sourire et prête une innocence solaire à ses propos. Je dois toutefois avouer que cette lecture en VO a par conséquent parfois été difficile sur certains mots inventés qui m'échappaient un peu. Je suis d'ailleurs très curieux de lire la version française pour voir comment le dialogue du BGG a été traduit.

 

quotes


'I is not understanding human beans at all,' the BFG said. 'You is a human bean and you is saying it is grizzling and horrigust for giants to be eating human beans. Right or left?"

'Right,' Sophie said.

'But humans beans is squishing each other all the time' the BFG said. 'They is shooting guns and going up in aerioplanes to drop bombs on each other's heads every week. Human beans is always killing other human beans.'

He was right. Of course he was right, and Sophie knew it. She was beginning to wonder whether humans were actually any better than giants. 'Even so,' she said, defending her own race, 'I think it's rotten that those foul giants should go off every night to eat humans. Humans have never done then any harm.'

'That is what the little piggy-wig is saying every day,' the BFG answered. 'He is saying, "I has never done any harm to the human bean so why should he be eating me?" '

'Oh dear,' Sophie said.  »

 

Evidemment, l'auteur ne néglige pas non plus l'action, puisque Sophie et le BGG décident finalement d'élaborer un plan pour arrêter les mauvais géants de dévorer les humains: alerter la Reine d'Angleterre et déclencher la traque aux géants. L'histoire est également très bien construite, originale, drôle, attendrissante. Les idées sont bien trouvées, cohérentes, on y croit et on en redemande. Bien que faire appel à la Reine elle-même m'ait paru un brin exagéré (mais après tout, peut-être qu'un Anglais n'aurait pas la même vision que moi), au final l'ensemble est tout à fait délicieux.

Peu de choses à ajouter sur ce livre qui se déguste à tous âges. Les plus jeunes trembleront face aux terribles géants croqueurs d'os, applaudiront le courage de Sophie, tandis que les plus grands laisseront leur imagination s'emporter, riront des nombreux jeux de mots et des clins d'œil divers et variés, et tout le monde au final s'attachera à ce géant au grand cœur qu'on souhaiterait avoir comme ami... un peu encombrant quand même.

 

Ma note:

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