cyberpan

 

L’histoire (Quatrième de couverture):

"Je m’appelle Wendy et j’ai quatorze ans. J’habite Harmony, la cité "idéale". Vous connaissez ?

C’est une ville entourée d’un mur, où rien ne passe jamais.

Sauf qu’aujourd’hui, l’impossible s’est produit : venu de l’autre côté du mur, un garçon m’a kidnappée.

Il est beau, il est fou, et je ne connais que son nom : Peter.

Sur l’île où il m’a emmenée, Peter prétend qu’il y a des pirates commandés par un certain capitaine Crochet. Il parle d’Enfants Perdus, de sirènes d’Indiens.

Mais ces choses-là, ça n’existe que dans les rêves, vous ne croyez pas ? Ou à la rigueur, dans les histoires du RealWeb.

VOUS NE CROYEZ PAS ?"

 

 


Mes impressions de lecture :

Ayant lu plusieurs livres plutôt récents de Colin, je souhaitais découvrir un peu plus l’auteur à travers ses romans plus "anciens", celui-ci datant de 2003.

Dans CyberPan, l’auteur nous projette dans un monde futuriste (dans les années 2070), où le passe-temps favori de la population est de passer des heures entières dans le RealWeb, une réalité virtuelle plus vraie que nature. Dans ce contexte, Colin réinvente le mythe de Peter Pan avec des variantes originales et intelligentes, basées sur son interprétation de l’œuvre originale.

Très emballé par l’entrée en matière (description du monde futuriste), j’avais quand même peur que le roman s’enferme dans le moule "Peter Pan", pour finalement nous conter une histoire déjà maintes fois entendue. Bien heureusement, ce n’est pas du tout le cas, et l’auteur brille une fois de plus par son originalité et son imagination débordante.

J’ai pris plaisir à retrouver le style d’écriture de l’auteur, que je commence peu à peu à reconnaître (sans réellement pouvoir le définir). Les descriptions sont courtes et vont droit au but, les temps morts réduits à leur strict minimum, et les scènes d’action sont ponctuées de phrases courtes et efficaces qui offrent un dynamisme très prenant.

J’ai également beaucoup aimé tout le doute que l’auteur instaure par le lecteur, qui suit l’histoire à travers les yeux de l’innocente Wendy. Coup monté ? Rêve ou réalité ? Qui ment, qui dit vrai ? J’adore me retrouver au milieu du livre et spéculer dans tous les sens pour tenter de comprendre avant l’héroïne, me rendant compte lors du dénouement que j’étais tombé encore à côté !

Enfin, l’auteur n’hésite pas à étaler un peu de noirceur dans ses romans jeunesse, éclaboussant la légèreté de la fantaisie de l’horrible vérité que peuvent cacher certains secrets. Un pari osé, que j’avais aimé retrouver dans Camelot, et qui ici également surprend et ravit.

Un bon Colin comme on les aime, simple et efficace. Mon seul bémol revient au personnage de Peter Pan auquel je n’ai vraiment pas accroché, mais en même temps je n’ai jamais vraiment pu le voir en peinture… alors c’est un mal pour un bien!


Ma note :

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