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L’histoire (Quatrième de couverture):

 

 

« Je ne suis pas la plus belle, mais pas mal quand même, je ne suis pas sotte, mais je dis des bêtises, je ne suis pas folle, mais je fais des sottises, je n’ai pas trente ans, et je suis une reine. En amour, j’ai l’impression d’avoir fait le tour, mais je cherche mon roi. Je suis une fille comme les autres ? Peut-être…. »

 

 

 

 

Mes impressions de lecture :


Il y a très peu de bandes dessinées dans ma bibliothèque, ou devrais-je plutôt dire de "romans graphiques", puisque que c’est ainsi que l’éditeur définit ce livre. Pourtant, il s’agit d’un style de livre que j’apprécie généralement, d’où un plongeon sans attendre dans cette nouvelle œuvre offerte par NiL éditions.

Cléo est une jeune parisienne issue de province, célibataire, qui décide de se présenter à nous en nous expliquant sa vie. Pas vraiment d’histoire à proprement parler, mais plutôt un tableau de ses états d’âme, de l’image qu’elle a d’elle-même. Elle vit avec son temps, sans aucune pudeur, et nous parle, comme à des confidents, nous dévoilant plus encore que ce qu’elle révèle à ses meilleures amies. Elle nous parle de ses histoires de cœur, de son boulot routinier chez France Télévisions, de ses amies aux vies tellement remplies, de son enfance particulière à cause de la distance affective de ses parents, passionnés d’Egypte. En retraçant les éléments de sa vie, elle tente de comprendre ce qu’elle attend d’un homme, pourquoi elle ne trouve pas le prince charmant, et ce qui pourrait finalement la rendre heureuse.

J’ai beaucoup aimé partager ce petit instant avec Cléo, car je trouve qu’elle représente très bien la nouvelle femme moderne, parisienne qui restera malgré tous ses efforts une éternelle provinciale. Elle est blagueuse, dynamique, mais au fond reste une personne seule avec ses doutes et ses interrogations.

Particulièrement, j’ai trouvé la mise en image de certaines allégories ou métaphores superbement trouvées, et dépeintes avec intelligence. En particulier, on appréciera le bébé hippopotame qui l’accompagne partout, si mignon mais encombrant, symbole de ses racines d’enfant provinciale (ses parents l’appelaient « Petit Potame »), ou encore la représentation des employés de France Télévisions, les petites mains, en abeilles travailleuses à la vie si monotone.

cleo_extractLes illustrations sont entièrement en noir et blanc, ce qui apporte une certaine touche artistique à la plupart du livre, mais que j’ai parfois regretté sur certaines cases. En particulier, certains dessins très chargés (notamment sous la pluie) sont peu faciles à détailler. Par ailleurs, la plupart des aplats sont hachurés, ce qui contribue à charger un peu plus le dessin et à gêner l’œil. Heureusement, ces cas de figure ne se rencontrent pas souvent, ce qui au final offre quand même une grande fluidité de lecture, accompagnée d’un certain dynamisme.

Enfin, on notera le partage musical de l’auteur. Cléo écoute beaucoup de musique, et l’auteur a jugé bon de nous faire partager ses goûts musicaux (et aussi littéraires d’ailleurs), en inscrivant entre parenthèses le nom de l’artiste dont Cléo écoute un morceau : Eels, Gossip, Daft Punk, Benjamin Biolay…. Une réelle dimension sonore qui ajoute de la profondeur au livre.

En conclusion, « Cléo » ne nous raconte pas vraiment d’histoire, mais est plutôt une invitation à l’intimité de cette jeune femme pétillante, avec tout ce qu’elle a de plus naturel et d’authentique. Un hommage à la femme moderne d’aujourd’hui, illustré de manière simple et intelligente à la fois.

Je remercie NiL éditions (Robert Laffont) pour m’avoir fait découvrir ce livre dans le cadre d’un partenariat avec le site LivrAddict.

 

 

Ma note:

 

 

 

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