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L'histoire (Quatrième de couverture - VF)
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Stanley Yelnats est poursuivi par la malchance. Tout comme ses père, grand-père et arrière-grand-père. Et ce, à cause d'une malédiction qui a frappé ce dernier. C'est donc avec le sentiment d'être poursuivi par la fatalité que Stanley accepte le coup du sort qui le condamne, pour un acte qu'il n'a pas commis, à passer 18 mois au Texas dans le camp du Lac vert. Celui-ci, malgré son joli nom, n'a rien d'un lieu de villégiature. D'abord, le lac a laissé la place à un désert aride. Ensuite, les "pensionnaires", tous jeunes délinquants, sont condamnés à creuser chaque jour un énorme trou dans cette terre desséchée. Cette punition stupide cache un dessein poursuivi par le terrible "directeur" du camp.

 

Mes impressions de lecture:

Une fois de plus trouvé sur les étagères d'une librairie canadienne, rangés parmi les "livres que vous avez lus et adorés à l'école", j'ai découvert ce livre par hasard lors d'un voyage outre-atlantique. On comprend qu'un jeune garçon se retrouve à devoir creuser des trous au milieu d'un désert. Plutôt intrigant...

C'est en découvrant le titre français, "Le Passage", que j'ai commencé à m'imaginer qu'à force de creuser, le jeune Stanley, condamné pour un crime qu'il n'a pas commis, mettra à jour une sorte de porte lui permettant de communiquer avec un monde extérieur à sa prison pour jeunes délinquants. Que nenni! Ce titre VF trompe d'autant plus qu'il n'est pas du tout question de ce type de passage surnaturel, ni d'évasion discrète.

"Le Passage" est en fait un livre bien plus complet que cela, et a réussi à me surprendre d'autant plus que l'ensemble des éléments du livre étaient plutôt inattendus à la lecture du résumé. D'un côté, nous suivons la vie du jeune Stanley dans ce camp pour adolescents, luttant face à la tâche absurde et épuisante qui lui incombe (creuser tous les jours un trou de cinq pieds de diamètre et de profondeur), et tentant tant bien que mal de s'intégrer avec ses co-détenus, apprenant et maîtrisant les rapports de force qui se jouent au sein de ce petit groupe. En parallèle, l'auteur nous présente l'histoire de la famille Yelnats, partant de son arrière-grand-père, accusé du vol d'un cochon, et portant sur les générations futures une malédiction dont aucun descendant ne pourra se défaire.

Au début de ma lecture, les retours sur les ancêtres de la famille m'ont plutôt ennuyés. Pris dans la situation insupportable du pauvre Stanley, souffrant avec lui de creuser ces trous absurdes au milieu d'un désert aride, je ne souhaitais pas me plonger dans des histoires de famille en apparence insignifiantes. Et puis on comprend rapidement que l'ensemble des éléments passés ont un lien intrinsèque avec les actions du présent. Pour quelle raison les jeunes du camp Green Lake creusent-ils des trous? Qui dirige ce camp? Que s'est-il passé à cet exact endroit plusieurs dizaines d'années en arrière?

Sans en avoir l'air, l'auteur m'a entraîné dans un jeu de drames, de manipulations et de descendances,qui en fin de course m'a offert une conclusion surprenante et bien ficelée. Tandis que le passé ressurgit et fait place à la vérité, le jeune Stanley se bat pour la liberté, au nom de l'amitié et de la justice, deux valeurs que le Camp Green Lake semble avoir bafouées.

Mêlant suspense, humour et originalité, je dois avouer que j'ai passé un très bon moment à suivre les aventures du jeune Stanley et de ses ancêtres, dans une atmosphère hostile et angoissante. Mon seul regret repose sur le happy end un peu expéditif, propre à la littérature jeunesse bien sûr, mais j'aurais souhaité un épilogue un peu plus complet, à l'image de l'intrigue qui rythme l'ensemble du livre.


Ma note
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