lenchanteur

L'histoire (Quatrième de couverture):

"Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l'Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Le voici revenu."


Mes impressions de lecture:

 

J’avais beaucoup entendu parler de Barjavel, sans connaître du tout ce qu’il écrivait. Sans trop savoir où j’allais, je me suis tourné vers ce roman, trouvant intéressante l’idée de raconter la « vraie » histoire de Merlin, Arthur, Lancelot et la quête du Graal.

Avouons-le tout de suite, je n’ai que moyennement accroché. Sans avoir de grandes attentes sur ce livre, j’espérais quand même me laisser facilement emporter par le rythme, mais ça n’a pas été le cas. Malgré l’intérêt que j’ai porté aux différentes légendes évoquées tout au long du roman, étrangement, je n’ai pas réussi à me laisser entraîner. Je pense que le style de l’auteur y a été pour beaucoup, style que j’ai trouvé très factuel, sans réelle émotion, avec une narration parfois forcée. Il faut dire que l’histoire relatée est dense, et j’ai eu l’impression que l’auteur a voulu aller au plus vite à l'essentiel. En négligeant au final d’emmener le lecteur avec lui. 

Mises à part ces difficultés avec le style, il faut admettre que la légende reste néanmoins très bien couverte, et ne peut que ravir les passionnés de chevaliers et de Table Ronde. Barjavel fait ici l’effort de ne rien laisser de côté : Merlin, Arthur, Stonehedge, le Graal, la Table Ronde, Gauvain, Perceval, Lancelot, etc. Tout s’imbrique à la perfection pour dépeindre cette incroyable légende millénaire. On apprend beaucoup à la lecture de ce roman, de nombreuses anecdotes, ou personnages secondaires méconnus. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je m’étais réellement tourné vers ce livre, et sur ce point-là, il n’y a pas eu de déception !

Enfin, j’ai regretté l’omniprésence, certes justifiée, de la religion (oui, je sais, c’est normal pour l’histoire), et des romances entre les personnages (éléments incontournables également). Mais malheureusement j’ai trouvé que cela prenait trop de place dans la tournure des événements, que c’était beaucoup trop mis en avant. Merlin guidé par Dieu et tenté par le Diable, Lancelot torturé par son amour pour Guenièvre, la « pureté » assimilée à la virginité… De nombreux thèmes auxquels je n’accroche pas forcément et qui rythment le roman du début à la fin. Ceci a d’ailleurs contribué à ne pas me faire accrocher plus que ça aux personnages, relégués au rang d’animaux (dans la morale de l’histoire) lorsqu’ils se laissaient pousser par leurs pulsions amoureuses, alors que le « pur » pourra en toute impunité décimer des hordes de chevaliers sans devoir ressentir le moindre remords. 

En conclusion, Barjavel offre ici une vision très détaillée de la légende de Merlin, à grands renforts de romance et de narration que j’ai trouvée parfois forcée. Je ne conseillerais ce roman qu’aux fans de légendes arthuriennes, mais définitivement pas à ceux qui souhaitent découvrir l’auteur, comme ça a été mon cas, car j’hésite maintenant à me tourner vers un autre de ses livres…

 

Ma note:

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