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L’histoire (Quatrième de couverture)

"Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…"

 

Mes impressions de lecture:

"Seul le silence" se présente comme un thriller, ayant notamment obtenu le Prix BibliObs du roman noir. Mais on m’a prévenu plusieurs fois avant de commencer ce roman : « Tu verras, ne t’attends pas à un thriller, ce n’en est pas vraiment un… ». Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas le côté "thriller" qui m’a motivé à m’attaquer à ce livre, alors ce n’est pas pour me déranger. Cela augmente l’effet de surprise !

Effectivement, on est loin d’une histoire haletante, des courses poursuites et des enquêtes explosives. Et pourtant cela ne m’a pas empêché de m’accrocher à mon livre du début à la fin, tout au long de ses 600 pages. Bien que soutenu, le rythme reste plutôt "lent" (ce n’est pas forcément un défaut), le lecteur avançant au gré de l’évolution du personnage central, de son enfance à l’âge adulte. Mais cette lenteur souligne la torture de Joseph Vaughan, qui subit malgré lui les meurtres qui se succèdent autour de lui.

C’est sur ce point que réside la force du roman. L’auteur m’a emmené dans la spirale infernale dans laquelle est prise Joseph. Les horreurs qu’il endure attisent la soif de vengeance, l’inquiétude, l’empathie. Plus que résoudre le mystère du tueur en tant que lecteur curieux, je voulais surtout percer la vérité pour libérer Joseph des fantômes de son passé, dont je commençais également à sentir le poids au fur et à mesure de ma lecture.

Ce Joseph est donc un personnage attachant. Le roman étant (très bien) rédigé à la première personne, l’affection  a été d’autant plus forte. En particulier, j’ai beaucoup aimé le style de l’œuvre. Etrangement, je me suis dit que c’était un style avec lequel je "m’identifiais" facilement (ne me demandez pas ce que ça veut dire, c’est juste ce que j’ai ressenti). Des phrases courtes, incisives, des phrases nominales pour accentuer les actions chocs, et n’ayant pas peur de la répétition pour transcrire le tourment du narrateur. Les descriptions sont franches, sans lourdeur, et suffisamment courtes pour rester digestes.

Enfin, comme tout livre assez volumineux (au-dessus de 500 pages, je commence à considérer un livre comme un petit pavé), j’ai pu regretter quelques longueurs, au milieu du livre. Mais finalement mes craintes n’ont pas duré longtemps : il ne me fallait pas plus de 4-5 pages pour être de nouveau captivé par l’histoire hors du commun de cet homme torturé.

Pour moi, tous les éléments du roman s’assemblent parfaitement pour forger une œuvre solide qui m’a emmené là où j’étais censé aller. Je me suis laissé embarquer très facilement par cette fable qui, sans être un coup de cœur, reste une belle découverte originale, dont le dénouement n’apparaît qu’à la dernière page ! (et ça j’aime bien :) )

 

Ma note :

 

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